Publications PNR du CRASC

Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

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PNR du Crasc, 2005, p. 155-164  | Texte intégral 


 

Nouria BENGHABRIT-REMAOUN

 

L’école, lieu de passage obligé, recevait sa consécration en tant que matrice du corps social (Ballion 1982)[1] avec l’obligation scolaire […] et une mobilisation de plus en plus accrue des parents d’une génération donnée. Aller le plus loin possible dans le cursus est le rêve partagé par les adultes pour leurs enfants. Un des moyens utilisés consiste en la préparation à la scolarité dont l’inscription à une institution de prise en charge formalisée de la petite enfance, représente le moyen apparemment le plus efficace de réalisation du projet familial. Cette ouverture de l’école, jadis sélective socialement, délivre une même formation pendant la scolarité obligatoire pour une population extrêmement diversifiée, « il en résulte que les parents des différentes classes sociales, qui n’ont pas les mêmes rapports avec leurs enfants, préfèrent telle école ou telle autre, tel instituteur ou institutrice à tel(le) autre »  (Vincent, 1980)[2].

Les pratiques éducatives s’appuient sur des représentations qui leur donnent leur signification voire même leur justification (Jodelet, 1989). En ciblant quelques pratiques importantes pour le développement de l’enfant, nous tenterons de dégager la signification d’un mode de rapport à l’enfant. Schématiquement deux grands types de représentations de l’enfant structurent les comportements parentaux et s’organisent autour de l’enjeu de l’autonomie :

celles d’un « enfant-sujet ».

celles d’un « enfant à dresser ».

Les familles aspirent à réaliser, au travers de leurs enfants, un certain idéal de vie, d’où l’ambition de promotion sociale n’est guère absente. Empruntant le détour de la réussite scolaire durant l’enfance, ces aspirations se révèlent à l’occasion du choix des espaces de socialisation.

Pour répondre aux questionnements de cet axe, nous avons élaboré un guide d’entretien[3] qui a servi de base aux entretiens que nous avons eu avec les parents. Les invitations on été envoyées aux parents d’élèves par l’intermédiaire de l’établissement. Nous avons enregistré sur bande magnétique puis retranscrit l’ensemble des interviews. Le repérage des éléments significatifs a nécessité des lectures et relectures successives des textes suscitant des interprétations. 32 parents sur 34 prévus ont répondu à l’invitation. Selon le cas, ce sont le père, la mère[4], la grand-mère, la tante, le frère, la sœur ou deux personnes de la famille qui se sont déplacés à l’école.

Il faut noter que, vu le nombre restreint d’enfants  ayant fréquenté les structures privées et celles d’entreprise, nous avons puisé notre échantillon uniquement dans deux types de structures : la classe enfantine (CE) et la mosquée (M) auxquels s’ajoute un groupe d’enfants non pré scolarisés (NP).

Caractéristiques des familles interviewées

On peut d’ores et déjà dire que pour les enfants de la classe enfantine ce sont les mères qui répondent à la demande de l’école. Tandis que l’éventail des filiations des répondants pour les non précolarisés, est plus large que celui des enfants de la mosquée. Pour ces derniers les pères semblent aussi concernés par l’école que les mères avec en soutien pour tous les deux, des membres de la famille élargie.

                                                                                                                              Tableau n° 31 : qualité du répondant

Répondant Espace

 

Mère

Père

Frère/

Soeur

Tante

Grand-mère

Espace 1

Mosquée

5

4

1

1

1

Espace 2

Classe enfantine

9

2

 

 

1

Espace

Non préscolarisé

5

1

1

2

1

 Malgré le souci méthodologique, imposé par l’objet de recherche, de puiser l’échantillon dans le même groupe social au moment de la pré-enquête, les interviews des parents ont fait ressortir des différences importantes. Cette disparité, non voulue, de notre échantillon est le résultat direct du manque de précision, de l’ambiguïté dans la dénomination des professions, de la volonté du répondant, peut être, de ne pas mettre à nu ... Si pour la classe enfantine nous avons cinq mères travailleuses, elles sont deux pour l’espace mosquée (femme de ménage) et une seule pour les non préscolarisés (secrétaire). Le niveau scolaire des parents et les conditions de vie participent à la hiérarchisation sociale des espaces de socialisation. C’est le dépouillement des dossiers administratifs des élèves et notamment l’information relative à la profession du père que l’option d’une catégorie homogène a été prise. C’est la mise en correspondance des différents facteurs qui a permis une meilleure identification sociale et relativiser le facteur apparemment homogénéisant de la profession.

Le niveau d’instruction, du père et de la mère (pour ceux qui ont répondu à la question), tel qu’il apparaît dans le tableau suivant, place la classe enfantine en première position, ensuite les non préscolarisés et en dernier ceux de l’espace mosquée.

                                                                                                                       Tableau n° 32 : Niveau d’instruction des parents

 

Classe enfantine

non préscolaire

espace mosquée

Père

1A, 4P, 1M, 5S

1A, 5P, 2S, 1sup

3A, 3P, 3M

Mère

2P, 2M, 5S, 1sup

1A, 4P, 3M, 1S

3A, 4P

 Si le nombre moyen d’enfants par famille est de trois pour les classes enfantines, il est de cinq pour les non préscolarisés et de sept pour ceux de la mosquée. Les conditions de vie semblent travailler à la même hiérarchisation sociale en situant les enfants de la classe enfantine parmi la catégorie la plus à l’aise spatialement. Ces derniers, même s’ils vivent dans la structure traditionnelle du haouch tout autant que dans la structure dite moderne villa, le nombre de pièces est relativement plus important que pour les autres catégories, ce qui donne la répartition suivante :

                                                                                                                                 Tableau n° 33 : Type d’espace et mode d’habitation

Espace CE

Villa 5

Haouch 5

Appartement 2

Espace NP

Haouch 4

Villa 3

Appartement 3

Espace M

Haouch 7

Villa 2

Appartement 1

 Cette hiérarchisation se superpose à celle de la présence de la famille élargie largement présente au niveau des sujets de la classe enfantine (9 familles sur 12), 3 familles sur 10 au niveau des sujets non préscolarisés et 3 familles élargies sur 11 au niveau des sujets mosquée. La multiplicité du tissu relationnel auquel un enfant est soumis et la richesse des sollicitations dont il est l’objet au sein de la famille élargie pourraient jouer un rôle favorable dans le développement de certaines compétences.

La confrontation à un des biais méthodologiques le plus important a été le désir d’être accepté, qui conduit l’interviewé à confondre entre comportement effectif et attitudes socialement désirables. C’est essentiellement à ces questions relatives au suivi scolaire de l’enfant et les réponses stéréotypées que nous avons obtenues qui ont attiré notre vigilance. Le fait d’amener les parents à l’école, de les sortir de leur milieu naturel a certainement contribué grandement à ce glissement auquel nous avons essayé de remédier.

Notre intérêt s’est porté non seulement sur le cadre de l’expérience familiale mais aussi sur l’ambiance dans laquelle baigne l’enfant. Le développement des compétences sociales de l’enfant est fortement lié aux pratiques parentales et à l’environnement familial. Conscient des problèmes méthodologiques liés à la question de l’évaluation des effets de l’un sur l’autre, il n’en demeure pas moins que de nombreux travaux de recherche ont mis en exergue le poids de l’expérience familiale sur le devenir de l’enfant. Il est reconnu que les résultats scolaires et le comportement des élèves sont influencés par l’attitude des parents envers le travail scolaire et leurs rapports à l’école[5].

1 – Une avancée de la préscolarisation sans discrimination

 Si les statistiques de l’éducation nationale, année 1995/96, indiquent un taux de préscolarisation de 2,06 %, l’enquête menée dans les deux écoles primaires choisies indique, par contre, un taux de préscolarisation de 50,5 %. Nous avons pris en ligne de compte toutes les structures d’accueil de la petite enfance. De plus, l’étude comparative entre les deux sexes donne un taux de préscolarisation pour les filles de 49,6 %.

2 –  Quelle que soit l’institution choisie, préscolariser c’est préparer à l’école

 L’interview des 32 parents révèle l’importance occupée par la préscolarisation dans l’adaptation de l’enfant à l’école. « A La maison », dit une mère, « il n’a rien à faire ». Aucun parent n’avance l’argument de la garde. La demande formulée vis à vis des institutions est d’abord d’ordre scolaire. Ces dernières permettent aussi « d’éviter la rue aux enfants ». La proximité des institutions apparaît souvent comme déterminante dans le choix. Les difficultés d’accès à la classe enfantine, qui passe pour être réservée aux enfants d’enseignants, sont soulevées par les parents ayant leurs enfants à la mosquée. Les parents, dont les enfants n’ont pas été préscolarisés invoquent des raisons de santé, de refus de l’enfant, d’éloignement comme justificatifs. Personne n’invoque « comme choix délibéré et volontaire » le fait de ne pas avoir préscolarisé son enfant. Ceci nous permet-il d’affirmer que pour les parents, le meilleur moyen d’aider son enfant à s’adapter à la vie scolaire est de le préscolariser ? C’est ainsi que les parents dont les enfants sont actuellement en sixième année et qui n’ont pas été préscolarisés justifient de cette manière la non-inscription de leurs enfants en classe enfantine ou à la mosquée : 

« N’a pas eu la chance d’être admis dans la classe enfantine : classe réservée ! » ; « C’est l’enfant qui n’a pas voulu y aller. C’était le garçon unique et je ne voulais pas l’obliger »

« Ma fille avait des problèmes de santé »

« Nous n’avions pas le temps de l’accompagner tous les jours ».

Les parents affirment en guise de réponse à la question relative à la non préscolarisation de leurs enfants, leur non choix et justifient le fait en invoquant le danger dans la traversée de la route (trois cas sur six), du caractère réservée de la classe enfantine aux enfants d’enseignants, le refus d’obtempérer pour un enfant.

3 -Les mères plus disponibles et plus présentes à l’école

Aux invitations adressées par l’école pour nos interviews, 18 mères, 7 pères, 2 frères/soeurs, 3 tantes, 2 grands-parents et un couple ont répondu. Ce sont les mères des enfants préscolarisés en classe enfantine qui ont majoritairement répondu :

- Classes enfantine : 11 répondants sur 12

- Mosquées : 9 répondants sur 11

- Non préscolarisés : 6 répondants sur 10.

La famille élargie apparaît plus présente au niveau des non préscolarisés. La raison revient-elle au mode de vie et aux conditions d’habitation ? Le statut de la mère au foyer l’autorise peut-être moins à répondre à de telles invitations puisque ses sorties sont restreintes ?

Ce sont encore les mères qui assurent le suivi (à la maison) de la scolarité primaire des enfants, quel que soit l’espace de préscolarisation fréquenté au préalable. La non implication du père est justifiée par le ‘manque de temps’ et ‘l’absence de patience’. Le suivi consiste en l’imposition de travaux répétitifs, d’exercices, d’écriture et de récitation. Les sujets préscolarisés en classe enfantine sont régulièrement contrôlés et suivis par la mère dans leur quasi-totalité. Les méthodes d’incitation à l’effort usitées par les parents vis à vis de leurs enfants s’appuient sur la combinaison de la moralisation et de la motivation. Les réprimandes et les punitions accompagnent les mauvaises notes obtenues par l’enfant. Tous les parents de notre échantillon partagent ces comportements éducatifs pour les premières années comme pour les sixièmes années.

4 - Quel que soit l’espace fréquenté, l’enfant est au centre d’un réseau familial élargi

 La tendance marquée de l’occupation d’un habitat autonome dans l’espace mosquée (8 familles sur 11) base matérielle de la nucléarisation du ménage et de l’espace non préscolaire (7 familles sur 10) n’exclue aucunement l’intervention des grands parents et des tantes dans le suivi scolaire. Curieusement, cette nucléarisation semble s’accompagner d’un taux moyen de fécondité pour la mosquée (7 enfants) et les « non- préscolarisés » (5 enfants) et d’un taux d’occupation spatiale élevé plus de :

3 personnes par pièce pour la mosquée

2 personnes par pièce pour les non préscolarisés

une personne par pièce pour la classe enfantine.

Bien que pour les parents de la classe enfantine, nous n’avons que 3 familles vivant seules sous un même toit sur 12, le lien avec l’école semble être le fait des parents directs.

5 - Les parents attendent beaucoup de l’école quel que soit l’espace de préscolaire choisi pour leur enfant

 Sollicité à répondre à la question « à quoi sert l’école », un père commerçant de niveau scolaire secondaire, dont le fils a fréquenté la classe enfantine a émis la réflexion suivante : « celui qui n’a pas fait d’études c’est comme quelqu’un qui n’a pas d’yeux ». Eduquer l’enfant est la formule la plus usitée par les répondants comme condition de développement de la société. Si la fréquentation de l’école contribue à assurer l’avenir de l’enfant, elle aide également à enlever la « ghbina » (misères, difficultés de la vie), elle est même appréhendée comme une seconde mère. La famille et l’école ont un rôle commun : celui d’éduquer l’enfant. Toute éducation implique à des degrés divers, influence, injonction, accompagnement, orientation et sollicitude. Invoquant Condorcet, celui-ci affirme que « l’éducation serait l’ensemble des moyens de pression et de persuasion qu’une société déploie pour se fabriquer des adhérents. L’attachement serait le fruit de l’éducation ». Le terme attachement recouvre la socialisation par le sentiment d’appartenance, l’influence sociale acceptée et l’appropriation active des normes sociales. La famille puis l’école seraient le creuset d’émergence de ces processus[6].

De cette analyse de contenu, une première conclusion peut être dégagée: la question de l’autonomie de l’enfant dans la pratique éducative parentale ne semble pas être à l’ordre du jour, ni même comme préoccupation. L’émergence de l’enfant « sujet » est plus le résultat de son imposition. Car pour les familles, l’enfant n’est que parce qu’il doit être, il est porteur des rêves parentaux et de leur image de soi.

Un autre aspect nous paraît important à souligner, il s’agit des particularités familiales des trois groupes : si les enfants issus de la classe enfantine constituent un groupe homogène sur le plan socio-économique, culturel et familial, les deux autres groupes le sont beaucoup moins et cumulent des facteurs moins favorables : promiscuité, nombre d’enfants important, niveau scolaire des parents à peine moyen, etc.  Tous ces facteurs pourraient jouer comme frein à une adaptation scolaire optimum. Les axes suivants nous permettraient de mieux rendre compte de ces différences.

                              Tableau n° 34 : conditions socio-culturelles des enfants non-préscolarisés

 

 

 

 

Interlocuteur

Profession

1 père

2 mère

Niveau d’instruction

Âge

Type d’habitat

Nombre de

pièces

Nombre d’enfants

Place dans la fratrie

Nombre de personnes vivant sous le même toit

Taux d’occu

pation

NP 1

grand mère

chômage

sans profession

 

30 ans

32 ans

Haouch

2

3

n° 1

7

3,5

NP 2

Mère

transitaire

sans profession

Primaire

moyen

47 ans

44 ans

Haouch

3

8

n° 2

10

3,3

NP 3

Mère

boucher

sans profession

Primaire

moyen

37 ans

33 ans

Appt

2

3

n° 2

6

3

NP 4

Père

commerçant

sans profession

Universitaire

primaire

35 ans

33 ans

Villa

7

4

n° 3

8

1

NP 5

Tante

commerçant

sans profession

 

C.F.E

46 ans

42 ans

Villa

7

10

n° 2

12

1,7

 

NP 6

Mère

comptable

sans profession

Secondaire

primaire

42 ans

36 ans

Appt

1

4

n° 3

6

6

NP 1

Sœur

travailleur sempac

Sans profession

Primaire

C.F.E.

51 ans

40 ans

Villa

3

6

N° 5

8

2,6

NP 2

Mère

couturier

sans profession

Primaire

primaire

44 ans

31 ans

Haouch

1

4

n° 1

6

6

NP 3

Tante

employé Sonitex

Secrétaire

Secondaire

terminale

50 ans

46 ans

Appt

3

6

n° 5

8

2,6

 

NP 4

Mère

plombier

sans profession

Primaire

analphabète

43 ans

39 ans

Haouch

1

5

n° 3

7

7

                                 Tableau n° 35 : conditions socio-familiales préscolarisés en Classe enfantine

 

Interlocuteur

Profession

1 père

2 mère

Niveau d’instruction

Âge

type

d’habitat

nombre

de pièces

nombre

enfants

place dans

la fratrie

nombre de

personne vivant sous le même toit

taux

d’occupation

ce 1

Mère

travailleur sona-trach enseignante

C.F.E

Secondaire

50 ans

40 ans

Villa

5

3

n° 2

7

1,4/pièce

ce 2

Père

commerçant

sans profession

Secondaire

Secondaire

46 ans

39 ans

Villa

5

4

n° 3

7

1,4

ce 3

grand père

Chômage divorcée (secrétaire)

Terminale

34 ans

34 ans

Haouch

6

2

n° 1

8

1,3

 

ce 4

Mère

absent

Femme de ménage

C.F.E.

Analphabète

40 ans

36 ans

Haouch

1

3

N° 2

7

7

ce 5

Père

Mère

commerçant

commerçante

Secondaire

Universitaire

43 ans

41 ans

Villa

9

3

n° 2

7

1

ce 6

Mère

comptable

sans profession

Moyen

moyen

37 ans

26 ans

Villa

7

2

n° 1

11

1,5

CE 1

Mère

Travailleur Sona –trach Enseignante

C.F.E

Secondaire

50 ans

40 ans

Villa

5

3

n° 1

7

1,4

CE 2

Père

Travailleur  Secondaire sans profession

Secondaire

moyen

39 ans

32 ans

Haouch

2

4

n° 1

6

3

CE 3

Mère

 

couturier (ouvrier)

Primaire

44 ans

31 ans

Haouch

6

4

N° 1

12

2

CE 4

Mère

commerçant

sans profession

Terminal

Terminal

41 ans

30 ans

Haouch

2

3

n° 1

5

2,5

CE 5

Mère

bijoutier

sans profession

C.F.E

C.F.E

40 ans

30 ans

Appt

2

2

N° 1

4

2

CE 6

Mère

chauffeur (suspendu)

sans profession

Analphabète

secondaire

47 ans

31 ans

Appt

6

4

n° 1

7

1

                  Tableau n° 36  : conditions socio-familiales des enfants préscolarisés dans l’ Espace Mosquée

Interlocuteur

Profession

1 père

2 mère

Niveau instruction

Âge

Type d’habitation

nombre de pièces

nombre enfants

place dans la fratrie

nombre personne vivant sous le même toit

taux d’occupation

m 1

Père

Âgent sécurité

sans profession

Moyen

50 ans

45 ans

Appt

02

06

n° 2

8

4/pièce

m 2

Tante

sans profession

femme de ménage

Primaire

31 ans

35 ans

Haouch

01

03

N° 2

5

5

m 3

Père

Cuisinier

sans profession

Moyen

primaire

35 ans

28 ans

Haouch

02

03

n° 1

7

3,5

m 4

Mère

Engagé militaire

sans profession

Secondaire

secondaire

56 ans

43 ans

Villa

03

08

N° 2

10

3,3

m 5

Père

sans profession

sans profession

C.F.E.

Analphabète

34 ans

34 ans

Haouch

04

04

n° 1

16

4

M 6

Mère

Maçon(sp)

Femme de ménage

Analphabète

analphabète

40 ans

30 ans

Haouch

02

05

n° 2

7

3,5

M 1

Frère

Magasin

sans profession

 

44 ans

Villa

5

10

n° 10

12

2,4

M 2

Mère

Malade (fils mécanicien)

sans profession

Analphabète

 

primaire

 

 

49 ans

Haouch

4

13

12

22

5,5

M 3

Mère

Vend tissus

sans profession

Analphabète

analphabète

45 ans

38 ans

Haouch

2

6

n° 4

8

4

M 4

Père

Retraité (insp.)

Dcd

BEM+

Savait lire

63 ans

47 ans

 

3

10

n° 9

11

3,6

M 5

mère

Travailleur

sans profession

Enseignement coranique

primaire

52 ans

45 ans

Haouch

4

6

n° 2

8

2

M 6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                     

 


 

Notes

[1]R. Ballion : Les consommateurs d’école, Stock/Laurence Pernoud, 1982.

[2]G. Vincent : L’école primaire française, PUF, Paris, 1980.

[3] voir supra

[4]En classe enfantine nous avons eu également un couple (mère + père) ayant répondu à la convocation.

[5]C. Montantdon et B. Favre : Les relations entre les familles et l’école dans l’enseignement primaire Genevois

[6] In. Tap Pierre « Education familiale et personnalisation » de Boeck Université 1995. Interpellé par une question aussi générale -à quoi sert l’école- les réponses proposées par les parents s’articulent plus autour de la fonction morale que de la fonction intellectuelle et sociale de l’école.